16/11/2015

Attentats : comme j'aimerais

Quelque part en France, j'ai un ami. Un ami très proche, que j'appelle mon frère, et qui m'appelle son frère. Sa famille est musulmane et, que ce soit sa mère ou ses frères et soeurs, ils m'ont tous accueilli chez eux comme un fils et comme un frère.

Cet ami, depuis vendredi dernier, est tourmenté par une tristesse qui le tenaille, non seulement au corps, mais surtout au coeur.

Cet ami, ce frère, m'a dit récemment qu'il commençait à avoir peur d'entrer dans l'une des églises de sa ville, car sa vie serait en danger si les salafistes qui rôdent sans interruption dans les lieux fréquentés de sa ville le voyaient sortir d'une église. Et Dieu sait qu'il aime aller y prier, dans cette église, y allumer un cierge, prier pour celles et ceux qu'il aime !

Combien de non-chrétiens viennent trouver la paix dans nos églises, en Occident ? Combien viennent y trouver le silence, l'harmonie, le recueillement ? Ils sont tellement nombreux !

Comme j'aimerais, un jour, qu'un de ceux-là, qui sont mes frères en humanité, me dise qu'il est allé prier dans une mosquée, simplement pour s'y recueillir, pour se trouver plus près du Bon Dieu ! Comme je voudrais vivre cet instant-là ! Comme je voudrais pouvoir dire le nom de mon ami, et dans quelle ville il habite !

Comme je voudrais que M. Ramadan, qui est si prompt à nous rabattre les oreilles avec sa rhétorique d'autodéfense après chaque attaque terroriste, cesse enfin de se voiler la face, et reconnaisse que les auteurs des atrocités les plus abjectes commises au nom de Dieu ne sont le fait, ni de bouddhistes, ni de juifs, ni de chrétiens. Comme j'aimerais que nos frères musulmans entendent un jour leurs guides leur rappeler leurs devoirs de croyants. Ce serait le  meilleur moyen de parer à tout amalgame. Est-ce trop demander?