22/01/2017

Prouvez-moi le contraire !

Je viens de regarder une messe présidée par le pape au Latran, à l'occasion de la clôture du Jubilé pour les 800 ans de l'Ordre des frères prêcheurs (Dominicains)

Parallèlement, j'entends très fréquemment les commentaires apologétiques de mes contemporains, sur la personne du pape François, sur ses paroles et ses actes forts, pas seulement symboliquement, mais aussi dans les faits. Et je me dis que ces louanges quasi unanimes sont le fait de personnes qui ne connaissent du Souverain Pontife que ce que veulent bien leur dire les médias, à savoir: ses prises de position sur le plan politique, ses voyages (qui se résument en définitive à ce qui précède) et quelques bribes de phrases tirées des deux bénédictions Urbi et Orbi dans l'année.

Arrive-t-il, dans l'esprit de ces mêmes personnes, de se poser la question de ce qu'est réellement le ministère du Primat de l'Eglise catholique ? Ces personnes, dont je ne peux pas douter de la bonne foi a priori, se sont-elles jamais demandé comment un homme de 80 ans pourrait raisonnablement assumer un tel agenda - qui rebuterait les plus carnassiers des jeunes loups - sans y laisser la santé (pour le moins), si cette force ne lui venait d'ailleurs ?

Je vois une grande contradiction entre l'esprit du temps, qui veut qu'être croyant passe comme totalement ringard (ne parlons même pas du fait d'être pratiquant!), et la mode, très confortable par ailleurs, d'admirer un homme qui, sans sa foi et sans la prière, n'aurait pas tenu 6 mois dans la mission qu'il a reçue ...

Emil Cioran disait : "La seule preuve tangible de l'existence de Dieu, c'est Jean-Sébastien Bach". Eh bien, je crois pouvoir affirmer que ce n'était, et que cela n'est toujours pas vrai, tout en étant un admirateur du Cantor de Leipzig.

Prenons le seul exemple du pape François, puisqu'il semble être d'une culture et d'une attitude qui convienne aux oreilles et aux yeux de nos contemporains. Sans une force d'essence divine, je ne connais aucun homme qui pourrait, à cet âge-là, assumer l'immensité de la tâche qui lui a été confiée. Si vous en connaissez, et qui soient en même temps persuadés de la non-existence de Dieu, je suis preneur.

Frédéric Monnin

 

18:50 Publié dans religions | Tags : pape, francois, dieu, vatican | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Il est pas tout seul, il a plein de collaborateurs qui organisent tous ses faits et gestes et excusez moi mais je pense qu'il est entrain d'organiser la disparition de l'église au profit de l'islam tant sa ringardise par rapport à la réalité est grande.
Enseigner l'amour de ceux qui veulent notre disparition si ça c'est pas du suicide alors expliquez moi ce que c'est, si vous avez le courage de passer mon commentaire.

Écrit par : norbert maendly | 22/01/2017

Oui, j'ai le courage de publier votre commentaire, sans aucun problème.
Je vous comprends très bien, et je peux comprendre les réticences que vous pouvez exprimer. Mais où est la foi, dans tout cela?

Si, comme vous le dites, le pape François est en train d'organiser la disparition de l'Eglise, pourquoi donc ne pas faire confiance aux messages de saints tels que Don Bosco dans le songe qui fut le sien lorsque qu'il a vu la barque de l'Eglise sauvegardée du naufrage par le Christ et sa Sainte Mère `?
Quant au fait d'enseigner l'amour de ceux qui veulent notre mort, je suis au très grand regret de vous répondre que cela n'est rien d'autre qu'un commandement du Christ (Matthieu 5,44).
Même si ça me désole autant que vous de poster ces mots, les chrétiens n'ont pas d'autre moyen de triomphe que celui-là. Oui, je pense que l'islam est une religion mortifère (et j'ai des amis musulmans avec qui j'entretiens des rapports les plus cordiaux) mais si ce qu'on appelle avec une nostalgie paralysante "Occident chrétien" ne peut pas faire autrement que de crier au loup, et s'il est incapable de redécouvrir ce qui le différencie de la barbarie, alors il n'a pas d'autre destin que celui de souffrir, et de disparaître. C'est dur, mais c'est comme ça ! Jamais, dans l'histoire de l'humanité, la guerre n'a été la source de la paix !
Relisez les Actes des Apôtres, et voyez par quels manifestations les disciples du Christ on convaincu, puis converti les païens, qui se disaient entre eux : "Voyez comme ils s'aiment!"
Alors oui, l'islam fait peur, il me fait peur à moi aussi. Et savez-vous pourquoi ? Parce que les musulmans sont croyants, parce qu'ils ont foi en Dieu, et pas en l'argent-roi! Si nous voulons leur montrer qu'ils font fausse route, un seul moyen: l'amour.

Et enfin, l'affirmation selon laquelle les moindres gestes du pape seraient organisés par une armée de fonctionnaires, était probablement judicieuse jusqu'à Benoît XVI, dans une certaine mesure, mais qu'elle n'est plus du tout pertinente depuis l'accession au siège de Pierre de Jorge Mario Bergoglio.

Écrit par : Frédéric Monnin | 22/01/2017

Il est difficile d'avoir le sentiment que le pape François est très libre dans ses actes et paroles... vu la curie, le magistère de l'Eglise.
On ne note aucun changement concernant le statut des femmes non absolument étranger à celui de l'islam.
Il n'y a pas une approche parfaitement sincère de Jésus l'homme pour le peu que l'on en sache.
Mais la personne divine de Jésus enfant appelé "bâtard, fils d'impure" (historique ainsi que pas heureux en famille) devrait être débattue enfin.
On peut ressentir qu'en un moment de peine en société patriarcale comme l'était la société en son pays en son temps Jésus demande à Dieu d'être ce père qu'il ne connaît pas en sa vie humaine.
Aujourd'hui un psy lui dirait que s'il ne connaît pas son géniteur en revanche, et personne n'est en mesure de les lui retirer, les racines mêmes de son géniteur, comme celles de sa génitrice, sont en lui.
Qui cherche la vérité peut irriter les faiseurs de dogmes, de magistères et autres impositions d'imposteurs, hélas, parfois "Prions aussi pour les juifs perfides" annoncé chaque Vendredi-Saint, catholicisme il n'y a pas longtemps, jusqu'en 1950, environ... mais non offenser ou fâcher Dieu.
N'est-ce pas en donnant l'exemple de la bonne foi que nous influencerons un jour l'islam qui étudiera psychologiquement de plus près son prophète lequel orphelin recueilli par un oncle tous deux très pauvres ne fut pas lui non plus forcément un enfant particulièrement heureux... ce qui est à mettre, avec respect, en rapport avec sa vision fondatrice de l'islam ainsi que tant de préjugés comme, par exemple, la prétendue mauvaise lecture par ignorance des textes bibliques par les Juifs Docteurs de la Loi.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/01/2017

Je souhaite que vous acceptiez de publier mon commentaire car la croyance quelle qu'elle soit doit être fondée sur ce qui est au plus proche possible de la vérité des faits sans quoi les enseignements qui suivent, quand bien même seraient-ils indiscutables sont schizoïdes.
Les gens s'entretuent, les autres vivent en palais y compris apostoliques... et l'on ne voit pas de quoi dire de l'ensemble du monde religieux "voyez comme ils s'aiment"!
Seuls les scientifiques sont à même de nous parler de création de mondes et pour la pureté d'une ligne de vie, un point de vue, le mien, le bouddhisme qui retint fort l'attention de Jésus, Jésus de Srinagar, par G. Messadié, un bouddhisme pur, dépouillé, authentique, est à mêm4 de ramener l'être humain au plus profond de lui-même en son fort intérieur..

Écrit par : Myriam Belakovsky | 01/02/2017

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