04/01/2016

Charlot hebdo : rien n'est pardonné

A voir la une que la rédaction de Charlie a préparé pour commémorer l'attentat de janvier 2014, il semble assez clair que la preuve soit faite, ou tout du moins que les indices s'accumulent : cette "feuille" n'a rien de provocateur, et ne recule devant aucune médiocrité pour pomper du fric. 

On ressort la grosse ficelle. Oubliée, la Une d'après le crime, où Dieu affirmait : "Tout est pardonné". Une phrase qui, de la plume de la rédaction, ne sonnait juste que des seuls points de vue de la grammaire et de la couleur. Grammatical parce que le participe est correctement accordé, et la couleur parce que le vert, c'est la couleur du dollar.

La religion est seule coupable, selon Charlie. Toutes les religions, hormis celle qui consiste à adorer tellement le fric qu'on en est réduit à attiser les haines par l'insulte ; ces haines qui font le beurre de la publication. Nulle provocation, ici. Charlie n'a jamais fait dans la provocation, mais toujours dans le registre de la haine : haine du pouvoir, haine de la foi, haine de l'autorité. Un pouvoir qui, suprême insulte, honore ceux qui lui crachent (doux euphémisme) au visage en leur conférant la légion d'honneur à titre posthume.

Il est regrettable que sous l'étendard prétendu de la provoc et de la liberté d'expression, on flatte un lectorat bobo en mal d'orgasme prompt à s'indigner devant les caméras de médias qui n'en demandaient pas tant, et qui et qui, sitôt les micros rangés, s'en retourne tout aussi promptement à sa douce oisiveté, si bohème et tellement "rive gauche". Et tout ça pour quoi ? Je crains que ce ne soit pour une raison qui a fait beaucoup plus de morts que toutes les guerres de religions dans l'histoire de l'humanité : une raison bassement pécuniaire.

A ces crachats à la figure des gens de bonne foi, quelque croyance et obédience qu'ils professent, il n'y a qu'une réponse : faire la preuve par l'exemple que les culs-bénits, qui empoisonnent l'espace vital de ceux qui en profitent pour vendre leur vomissure fielleuse, sont capables de donner une définition sensiblement plus digne du mot "pardon", dont la sémantique retenue par Charlie Hebdo se réduit au strict minimum : sa rime avec Talion. C'est bien pauvre...

Culs-bénits de tous les pays, unissons-nous, et par notre exemple, gagnons à notre cause les coeurs flétris. Et ce sera réellement une lutte de classe... de grande classe !

Frédéric Monnin